Verbatim de la Conférence de Presse du Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, M. Maxime BALALOU,  du lundi 23 juin 2025

 

Dans sa traditionnelle Conférence de Presse, le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement M. Maxime BALALOU a échangé avec les professionnels des médias nationaux et internationaux sur les grandes thématiques liées à la politique, à l’économie, à l’éducation, à la justice et le social, le lundi 23 juin 2025 à la Télévision centrafricaine.

Les points abordés :

POLITIQUE

  • Réaction du Gouvernement face au rumeur et spéculations sur les réseaux sociaux concernant l’état de santé du Président de la République, Chef de l’État, Pr Faustin Archange TOUADERA qui prend part actuellement à la Conférence de GAVI à Bruxelles en Belgique ;
  • La République Centrafricaine se prépare pour abriter le Sommet des Chefs d’État et de Gouvernements de la CEMAC

ÉDUCATION

  • Lancement des épreuves écrites de Baccalauréat session de juin 2025

ÉCONOMIE

  • Projet innovant : La BEAC vise la monétisation de l’or, une stratégie pour diversifier et renforcer les réserves de change de la zone CEMAC ;
  • Le Fonds Monétaire International (FMI) félicite la RCA pour la réussite des 3ème et 4ème revues de la facilité élargie de crédit

JUSTICE

  • Affaire Ndélé 2 : La CPS a rendu son verdict

Les préoccupations des journalistes

Question 1

  1. a) Journaliste Pascal Isidore BOUTENE, DP du journal Fair-play :

Bonjour M. le Ministre, ma préoccupation concerne le Bac, par le passé le Bac centrafricain a été convoité par les pays de la sous-région. Dites-nous, quelle stratégie que le Gouvernement a mise en place pour garder le cap de l’année dernière ?

  1. b) Monsieur le Ministre quelle place pour la presse privée dans la couverture médiatique de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC ?

Réponse 1 :

Le Ministre d’Etat à l’Education Nationale est en train de faire un travail intéressant. Nous avons constaté à travers les résultats de l’année dernière et ceux d’aujourd’hui, nous pouvons comprendre qu’une stratégie a été mise en place pour redorer le blason des examens et concours dans notre pays. Les dispositions sont prises pour l’organisation de ces examens et faire de telle sorte qu’on évite les fuites, la corruption et autres qui ternissent l’image des diplômes émis en Centrafrique.

Je rappelle néanmoins que le Baccalauréat est un diplôme qui ouvre la porte aux études supérieures, il est actuellement utilisé, selon les dispositions constitutionnelles comme gage d’accès à certains postes de responsabilités. D’où nécessité du sérieux dans l’organisation de ces examens.

Vous avez constaté que beaucoup de personnalités qui souhaitent poser leur candidature à la députation sont obligés aujourd’hui de se conformer à ces exigences. Mais je vous assure que ce travail va continuer.

Réponse 2 : Vous avez parlé de ce sommet de la CEMAC. Je pense que je fais partie du comité d’organisation. La presse dans sa totalité va participer activement à cet événement de portée sous-régionale.

Question 2 :

Journaliste Carole BISSEKOUA, de la Radio Léngo-Songo

Bonjour M. le Ministre, ma préoccupation est de savoir, ces derniers temps par apport au désarmement, plus de 500 combattants de l’UPC ont été désarmé au village Maloum vers le nord du pays, alors dites-nous, quelle appréciation faites-vous entant que Ministre Porte-parole du Gouvernement ?

Réponse 2 :

Pour le Chef de l’État, la quête de la paix n’a pas de prix. Nous voulons la paix. Il est obligé de faire avec ceux qui ont choisi de déposer les armes. La voix des armes n’est pas la solution. Le Dialogue inspiré par le Chef de l’Etat est le chemin approprié pour la recherche de la paix.

Le Président de la République a toujours déclaré que sa porte reste ouverte. Quitte à ceux qui veulent saisir la main tendue de faire un choix pour l’avenir de notre pays en partage.

C’est un long processus, je vous le dis. Certains compatriotes ont fait de la crise centrafricaine un fonds de commerce. C’est une peine perdue, car, vu le nombre croissant de ceux qui déposent des armes, on est en droit de croire que la population est fatiguée des discours des « va-t’en guerre ».

C’est pourquoi, le travail du Gouvernement, c’est d’encourager tous nos compatriotes qui désirent revenir dans la l’APPR-RCA et aussi la Feuille de route de Luanda. Il y a tout un travail que l’équipe du DDRR fait pour accompagner ce processus et afin de désarmer.

Le Gouvernement reste déterminé à travailler pour que la paix véritable demeure dans notre pays. Et nous nous félicitons pour cette volonté déjà de déposer les armes. Il y a des lueurs d’espoir. Mais nous restons vigilants pour cette démarche en vue d’arriver vraiment à l’aboutissement complet de ce processus de paix pour que les centrafricains retrouvent enfin la quiétude.

Question 3 :

Journaliste Augustin José GBOMBAY, de la station Radio RJDH

  1. Bonjour le Ministre, dans le message délivré à la fin de la Conférence des Evêques de Centrafrique, ils ont souligné que la population de Birao est estimée à 19 000 habitants. Les réfugiés soudanais sont au nombre de 26 000 ce qui constitue un danger pour la population autochtone.

Comment le Gouvernement réagit- il sur la situation humanitaire dans cette région ?

  1. b) Ma seconde préoccupation, toujours dans le message des Evêques de Centrafrique ils ont parlé de la décrispation du climat politique en République Centrafricaine. Quelle est votre réaction Monsieur le Ministre, Porte-parole du Gouvernement ?

Réponse 3 :

  1. La République Centrafricaine est reconnue pour son hospitalité légendaire. On avait aussi connu des moments de crises dans le pays. Beaucoup de centaines de milliers de nos compatriotes se sont retrouvés dans les pays voisins et la guerre au Soudan a également un impact néfaste.

Pour répondre à votre question, un dispositif est pris par les organisations qui s’occupent de ces questions.

Nous travaillons donc pour qu’il y ait une coexistence pacifique et aussi faire de telle sorte que ça ne puisse pas engendrer d’autres problèmes pour notre pays.

C’est le travail que le Gouvernement fait pour protéger la population et aussi permettre à ce que nos frères qui sont de l’autre côté et qui sont sur notre territoire puisse vivre en paix.

Réponse 2 :

Vous avez parlé de la conclusion de la Conférence épiscopale des Evêques de Centrafrique, qui parle de la décrispation du climat politique.

Je pense que vous étiez tous au déjeuner de presse avec le Président de la République, Chef de l’Etat. Cette question avait été évoquée.  Dans sa réponse, le Chef de l’Etat a expliqué sa volonté de dialoguer avec ses compatriotes. Mais le BDRC estime que ce dialogue soit présidé par un Chef d’Etat étranger. On n’est pas un pays en crise. On est un gouvernement légitime, un Chef d’État légitime. On doit se parler entre centrafricains. Il faut reconnaître que nous sommes responsables de la souffrance du peuple centrafricain à cause de nos ambitions démesurées.

Alors si on parle de la décrispation du climat politique, c’est parce que le Chef de l’Etat continue à tendre la main en signant des accords avec les bonnes volontés qui ont compris la nécessité de vivre ensemble. Nous sommes prêts à discuter avec nos frères qui sont dans cette dynamique. C’est le message que le Chef de l’État veut donner.

Question 4 :

Journaliste NGOMBA KATIKIRO Radio Ndeke-Luka

Bonjour, M. le Ministre, j’ai deux questions.

  1. La première concerne ce qui s’est passé entre les groupes armés à Bozoum. Il y a quelques jours, les hommes armés, membres d’un même groupe se sont battus pour un partage de butin. Cet affrontement a causé une vingtaine de morts et plusieurs déplacés, et en ce moment, la peur est encore dans la localité. Qu’est-ce que le Gouvernement envisage faire pour qu’il n’y ait pas ce type de situation.
  2. La deuxième question concernant les groupes armés Depuis plusieurs jours, le gouvernement a signé un accord de paix avec les groupes armés particulièrement l’UPC et les 3R.

Par rapport à cette signature d’accord de paix, au niveau de Bouar, certains rebelles qui pensent qu’avec cet accord de paix conclu entre le Gouvernement et leurs groupes armés, ils ont essayé de sortir du maquis. Malheureusement, la population les a cueillis comme des mangues pour les tuer.

Face à cette situation, est-ce que les rebelles peuvent sortir désormais de leur maquis ? Cela ne va pas encore porter d’autres préjudices ?

Réponse : 4

  1. Vous-mêmes vous l’avez dit, c’est pour leurs butins. Ça c’est entre eux. Celui qui veut manger gros, l’autre qui sort et veut manger aussi. C’est entre eux là-bas, ils s’entre-tuent.

Nous ne pouvons pas accepter que ces pareils actes continuent parce que cela perturbe l’ordre social et la quiétude de la population.

Il y a un travail formidable que Madame la Préfète fait là-bas. Je suis en perpétuel contact.

Ceux qui ont pris les armes hier ont compris et aujourd’hui déposent, mais vous savez, c’est un processus difficile.

Le pays a besoin d’eux pour sa reconstruction. C’est ce que nous voulons. Donc ils ont compris maintenant, ils le font pour leur bien-être. Il faut les encourager, les canaliser pour que nous arrivons à la fin de ce processus pour le bien de notre pays. 

  1. Vous parlez de l’UPC, j’ai répondu à cette préoccupation. Les gens viennent déposer les armes, et nous les encourageons à le faire pour la paix, car la paix n’a pas de prix.

On a 6 millions d’habitants pour 623 000 km2. Pourquoi s’entre-tuer ? Il y a de la place pour tout le monde.

Mais tout ça n’exclut pas le rôle de la justice. Je vous le dis. La justice fait son travail, c’est le message du Président de la République, Chef de l’Etat. Le Gouvernement travaille sur le terrain pour persuader et amener les gens à déposer les armes.

Question 5 :

Journaliste Cynthia Chimène SANGBATE, du Journal Hirondelle

Monsieur le Ministre, Bonjour, ma question est la suivante. Dans vos propos, vous venez de le dire concernant l’évacuation sanitaire à l’étranger, il ne s’agit pas seulement du cas du Président de la République. Son cas n’était pas une évacuation sanitaire, mais plutôt pour un bilan de santé. Je voudrais savoir, nos hôpitaux sont réservés aux démunis ? C’est pourquoi les hautes autorités seules ont le privilège d’être évacuées car les coûts de traitement sanitaires sont exorbitants. Qu’en est-il pour la population ?

Réponse 5

Vous parlez d’évacuation sanitaire. Vous pensez que l’évacuation sanitaire concerne seulement les boss ? Vous vous trompez. Tout centrafricain peut être évacué ; il y a des centrafricains qui n’ont rien, qui sont évacués compte tenu des maladies qu’on peut pas soigner ici.

On a des programmes de constructions des hôpitaux qui avancent. Avant on n’avait pas des structures sanitaires adéquates.

Il n’y a qu’à peine dix ans qu’on a eu quand-même des structures. Il faut le reconnaître. Ça veut dire que les choses bougent ; les choses s’améliorent et nous devons travailler pour que notre pays puisse bénéficier des conditions adéquates pour satisfaire aux obligations sanitaires de chaque centrafricain.

En tout cas, merci à tous. Nous allons nous retrouver la semaine prochaine.

Bonne semaine à vous tous !

 

 

 

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