Verbatim de la conférence de presse du Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, M. Maxime BALALOU

Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, M. Maxime BALALOU a tenu sa traditionnelle Conférence de presse, le lundi 30 juin 2025, à la Télé Centrafrique.

Les points suivant ont été abordés :

1–  La nécrologie

Le drame survenu au Lycée Barthélémy Boganda de Bangui qui a fait l’objet de la Déclaration Officielle du Gouvernement de la République Centrafricaine ;

2L’aspect social

La Réaction du Gouvernement suite au léger retard rencontré dans le versement de salaires aux fonctionnaires ; puis le lancement par le Gouvernement de la construction de cent (100) nouveaux forages d’eau à Bangui et ses environs ;

3- En matière de la coopération,

Le renforcement de la coopération franco-centrafricaine par l’Agence Française de Développement (AFD) qui a mis un portefeuille actif de 64 millions d’euros soit 41.981.248.000 de FCFA a également fait l’objet de ladite conférence.

Après l’exposé du Ministre en charge de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, M. Maxime BALALOU, les journalistes invités pour la circonstance ont posé des questions sur les points abordés ci-dessus.

Questions : 1
M. BOUTENE Pascal Isidore, Directeur de publication du journal Fair-Play a posé deux questions sur la Thématique 1 notamment la Nécrologie. La première question est celle de savoir : Qui on doit conduire à la morgue ?

Réponse 1 :

J’ai dit au départ qu’on doit tirer des leçons de ce qui s’est passé, on était pris de coups ; dans ce genre de choses, on doit se focaliser sur l’essentiel pour mieux nous organiser. Ce sont des choses qui arrivent. Des efforts ont été faits pour apporter une solution, dans cette situation où tout était urgent, on a répondu au plus pressé, à savoir sauver quand même des vies.

Question 2 : Monsieur le Ministre, quelles sont les mesures de coordination des urgences dans les hôpitaux prises par le Gouvernement pour éviter à nouveau une crise humanitaire liée au drame.

Réponse 2 : Il faut reconnaître que ces situations ont créé des difficultés réelles. Les faiblesses de nos structures sanitaires, les capacités de réaction et autres… ont fait apparaitre qu’il y a des efforts à faire dans ces domaines. Honnêtement, il faut le dire, on a tiré des leçons dans ce qui s’est passé. Donc, il ne faut pas juger hâtivement. Je vous donne un exemple, sur le terrain, nous avons constaté qu’on a déposé à la morgue ceux sont évanouis et après des séances de réanimation, ces gens n’étaient pas morts. Ce n’est pas parce que la personne ne parle pas qu’on dira qu’elle est morte.

Il y a eu des difficultés de prise en charge pour lesquelles un effort a été fait. Il faut reconnaître quand même qu’avec ce monde, la pression sur les services hospitaliers, était vive. Vous avez vécu, vous étiez sur le terrain vous aussi, vous avez vu comment, même quand les gens étaient à la morgue, il y a des groupes qui sont venus encore menacer. La tension était telle qu’il y avait vraiment des difficultés. Il ne faut pas jeter des pierres aux services sanitaires. Il faut reconnaître que ces services étaient débordés. Ce qui a vraiment créé aussi doublement des difficultés. On pourrait peut-être sauver d’autres vies encore si les choses étaient faites dans l’ordre ; si on arrivait à contenir la pression, mais c’était difficile.

Les épreuves qui ont été suspendues, on va les reprendre, il n’y a pas de souci. Le Gouvernement a pris des dispositions. Même ceux qui sont affectés, ceux qui ont été touchés, il y a un travail qui se fait. Je vous ai dit qu’on a mis en place une unité d’écoute. Les psychologues travaillent auprès des familles auprès de ces jeunes-là.

Lors de la visite, il y a des jeunes qui sont revenus à l’hôpital, parce qu’ils sont en cours de choc. Donc, il faut les traiter, les préparer psychologiquement.

  1. La Radio GUIRA FM représenté par Cyrus ZEMANGUI KETTE a posé deux questions.

Question 1 : Monsieur le Ministre, quand seront organisées les épreuves suspendues du Baccalauréat ?

Réponse 1 : Ce n’est pas facile, mais on organisera un examen spécial pour ces matières. Cela sera fait. Je vous rassure, le Ministre d’État l’a redit.

Question 2 : Monsieur le Ministre, que fait le Gouvernement pour éviter la lenteur des processus d’exécution de ces travaux de construction de forage ?

Réponse 2 : Le projet de forage dont je vous ai dit, c’est une mesure exceptionnelle du Président de la République.

C’est juste un appoint à une situation donnée. Il y a déjà un projet pour ce qui concerne la ville de Bangui qui se déploie. Le Chef de l’État, en plus de ça, a souhaité qu’on mette au moins 100 forages pour permettre aux gens d’avoir accès à l’eau potable. Ce sont des mesures personnelles du Chef de l’État pour régler le problème, mais le projet en cours continue.

  1. Le Journal A KOTA SANGO représenté par Eugène Franklin NGUEVILE

Question 1 : Monsieur le Ministre, quel est le format pour la prise en charge des victimes ?

Réponse 1 :  Le Gouvernement a mis en place un Comité de crise.  Le Gouvernement s’assume convenablement. Je vous ai dit que le Gouvernement a mis à la disposition des parents les cercueils, des moyens, puis il y a des kits.

Il y a quelques partenaires qui ont appuyé un peu avec quelques kits aux parents. Le minimum, le Gouvernement l’a fait. On l’a assumé jusqu’aujourd’hui, on continue à le faire. La prise en charge psychosociale, il y a une unité, il y a des psychologues qui sont désignés justement pour aider nos jeunes, aider les familles qui sont affectées. C’est un travail que le Gouvernement est en train de faire.

Question 2 : Monsieur le Ministre, lors de la deuxième Edition du déjeuner de presse, le Président de la République, Chef de l’État a accepté le dialogue avec le BDRC. Où en-est-on ?

Réponse 2 : Vous revenez sur la question du dialogue avec le BRDC. Le Chef de l’État vous a répondu. Nous travaillons dans la transparence.  Aux demandeurs, on leur a dit, mais quel est le format, donnez-nous le format ? Si vous voulez qu’on dialogue, on est prêt. Vous le savez. Eux-mêmes, ils ne nous donnent pas le format, mais ils vont ailleurs. Ils veulent un dialogue où il y a un Président africain qui doit être-là.

Je vous ai déjà dit, posez la question au BRDC, allez leur demander où est le format, quel est le format ? Pourquoi vous n’alliez pas vers le BRDC ? Posez-leur la question ?

Le Gouvernement attend et le Président attend ce format-là. Ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise.

4- Le RJDH représenté par Augustin BENGAIMA

Question : Les élections locales seront reportées, que dit le Gouvernement ?

Réponse : Je fais partie du Comité stratégique de suivi du processus électoral. Vous parlez des sources de l’ANE. Moi, je ne suis pas au courant. Ce sont vos sources. Ce n’est pas officiel. Le report des élections locales, je n’en sais rien. C’est vous qui le savez.

5- Le Journal KOLOKOTO représenté par SAKANGA MOUROUBAH

Monsieur le Ministre, les agents de l’ENERCA ont été auditionnés et gardé a vu mais qu’en est-il pour les agents de l’hôpital Communautaire ?

Réponse 1 :  Vous toisez les gens tout de suite, vous voulez qu’on les mette en prison parce qu’ils n’ont pas fait leur travail correctement. Certes, ils ont été débordés, ce n’était pas facile de travailler sous pression et sous menace. Les gens ont pris des blessés, directement à la morgue ; ce n’est pas le service qui a orienté à la morgue… Il y a des signes cliniques qui confirment que la personne est décédée. Mais c’est parce que ces gens ne savent pas.  C’était un chaos indescriptible. C’était difficile, l’émotion était telle que… Il faut comprendre aussi l’attitude de ces gens-là.

Les services de santé ont fait des efforts malgré ces conditions difficiles de travail. Nous devons leur rendre hommage.

Question 2 : Quel est le bilan du déplacement du Chef de l’État, au sommet de GAVI ?

Réponse : Vous suivez les informations, vous demandez le bilan du Sommet de GAVI… Vous êtes un journaliste, vous avez écouté la Directrice Générale de GAVI, ce qu’elle a dit concernant le Président de la République, il travaille d’arrache-pied. Il est appelé champion de la vaccination. Ce n’est pas nous. C’est GAVI qui lui a donné ce titre, à cause du travail qu’il a fait. On est les meilleurs dans le cadre de la politique de la vaccination en Afrique. Nous devons être fiers du travail, il est allé faire un plaidoyer pour qu’on renforce les capacités de GAVI auprès des partenaires.

Je crois que nous pouvons féliciter et être fiers du travail qu’a fait notre Président, Pr Faustin Archange TOUADERA.

 7- La Radio Ndéke Luka représenté par Nathan ENGOMBE 

Question : La construction des forages à Bangui ne signe-t-elle pas la lettre de mort de la SODECA ?

Réponse : Ne dites pas que si on construit des forages, c’est au détriment de la SODECA. Les forages, sont un programme financé par les partenaires. L’accessibilité à l’eau potable, c’est une des priorités du Gouvernement. On le fait. Il y a des endroits où il faut construire des châteaux d’eau pour faciliter mieux la distribution. C’est ce qui est fait à Bimbo qui est pratiquement fini. Il n’y a pas que ça. Il faut le faire, c’est mieux parce que la ville de Bangui est allée maintenant au-delà de PK-20.  Alors, au fur et à mesure que la ville se développe, nous sommes à plus d’un million d’habitants à Bangui. Les pressions sont telles qu’il faut satisfaire les besoins en électricité et en eau potable. Ça veut dire qu’il faut rattraper les retards. Le Gouvernement s’y attelle. Donc, soyez patients. Je vais vous donner d’autres éléments chiffrés, précis sur là où nous en sommes avec SODECA.

Je vous remercie et je vous souhaite une bonne semaine!

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