Verbatim de la conférence de presse du Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, M. Maxime BALALOU

M. Maxime BALALOU, Ministre de la Communication et des Médias

Ce lundi 14 juillet 2025, à la Télé Centrafrique, le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, M. Maxime BALALOU a tenu une Conférence de presse portant sur les thématiques suivantes:

– Politique : Consolidation de la paix en République Centrafricaine : engagements renouvelés, espoirs partagés

– Élections : La position du Gouvernement concernant les préparatifs des élections en cours…

– Sécurité : Renforcement de la coopération militaire entre la République centrafricaine et la France ; Processus d’enrôlement des 1 800 jeunes centrafricains pour la formation militaire en Ouganda.

– Coopération : Les célébrations d’Anniversaires des pays amis de la République Centrafricaine

A la suite de son exposé, le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, M. Maxime BALALOU, a répondu aux questions des journalistes conviés.

  1. Mme. Bangui Dorcas du journal Oubangui Média. Ma question concerne la rencontre de Bangui.

Questions : 1

Dans le discours des ex rebelles, ils ont parlé de leur traitement et celui de leurs éléments sur le terrain pour éviter de retourner à la case de départ. N’est-ce pas une fuite en avant ? Que direz-vous des victimes de Ali Darassa d’Alindao, Yppy, Ngakobo, des 3R à Koui? Va-t-on assister à un gouvernement d’union nationale avec leur intégration?
Réponse 1 :

Il ne faut pas faire d’amalgame. Sembe Bobo a soulevé une préoccupation légitime en attirant l’attention sur le processus de désarmement. Il ne s’agit pas uniquement de déposer les armes : il faut accompagner les hommes dans leur réinsertion. Le programme DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) est justement conçu pour cela.

Concernant les victimes, il s’agit d’un autre aspect. La recherche de la paix ne signifie pas que le Gouvernement ignore les souffrances des victimes. Il y a une volonté manifeste de rétablir la paix tout en assurant justice et mémoire. C’est le rôle de la CVJRR, qui poursuit son travail dans ce sens. Beaucoup de choses circulent sur les réseaux sociaux, mais nous devons rester concentrés sur les avancées tangibles déjà réalisées. La CVJRR délivrera en temps voulu son message.

2. M. BOUTENE Pascal Isidore, Directeur de publication du journal Fair-play

Question 1 : En tant que Ministre de la Communication, est-ce que vous aurez le temps de sensibiliser la population centrafricaine par rapport à ces élections locales?

Réponse 1: J’ai déjà indiqué que les élections seront organisées de manière groupée en décembre, après examen par le Gouvernement. La sensibilisation est l’affaire de tous : les partenaires, le Ministère de la Communication et vous, les médias. Ensemble, nous devons mobiliser la population pour garantir une participation massive. Ces élections locales sont cruciales pour l’ancrage démocratique au niveau de nos collectivités.

Question 2 : Je voudrais avoir votre avis par rapports aux OPM qui n’ont pas d’agrément et qui sont dans la commission mis en place pour la subvention des médias. Certains de ces membres sont dans l’illégalité.

Réponse 2 : Ce problème a déjà été réglé lors de notre dernière rencontre avec les organisations professionnelles des médias. Nous avons décidé de fusionner les deux anciens décrets pour repartir sur de nouvelles bases. Les élections internes ne sont pas encore juridiquement possibles, mais nous avons mis en place des mécanismes pour organiser les commissions provisoires. Le Ministère prépare les rapports pour transmission au Ministère des Finances afin de débloquer les subventions. J’ai personnellement exigé la mise en place d’une équipe de suivi, et je porterai moi-même le nouveau décret devant le Gouvernement. Nous devons avancer, dans l’unité.

2. Guira FM 

Question 1 : Qu’est-ce que le gouvernement a fait pour sécuriser les habitants de Birao face aux incursions de groupes armés et les réfugiés qui sont dans le camp des réfugiés soudanais?

Réponse 1 : Il est vrai que parmi les réfugiés, il peut se trouver d’anciens militaires ou des personnes à risque, ce qui peut créer des tensions, notamment des cas de vols ou de braquages. Le Gouvernement est conscient de cette situation. Une mission a été envoyée par le Ministère de la Défense pour évaluer la situation sur le terrain et proposer des solutions adaptées. L’objectif reste une cohabitation pacifique entre réfugiés et populations locales.

Question 2 : Que fait le Gouvernement par rapport à la vente des fiches de recrutement des militaires

Réponse 2 : Je vous demande de la prudence à ce sujet. Si vous avez des preuves, des noms, des lieux ou des faits concrets, transmettez-les-nous. Nous prendrons les mesures qui s’imposent. Sans éléments vérifiables, il est difficile d’agir. Ce genre d’accusation mérite des investigations approfondies de votre part.

3- Emmanuel SEMBOLI de Radio Ndeke Luka

Question:1 : c’est vrai Ali Darassa et Sembe Bobo sont arrivés, le désarmement a commencé. Quelle serait la prochaine étape après ce désarmement ?

Réponse 1: Nous sommes dans une dynamique de consolidation de la paix. Après le désarmement, la prochaine étape est le processus de réinsertion. Grâce au programme DDR, ceux qui ont des compétences ou la volonté pourront apprendre des métiers, être formés, puis réintégrés dans la société. Les plus aptes pourront éventuellement intégrer l’armée nationale. Le Président de la République l’a clairement indiqué.

Question 2: Comme l’a dit la consœur de Oubangui Médias, Ali Darassa et Bobo Sembe vont-ils intégrer le Gouvernement ?

Réponse 2: Ils avaient quitté le processus de l’APPR. Leur retour ouvre la porte à une éventuelle intégration, mais cela ne signifie pas qu’un Gouvernement d’union nationale est prévu. Le Président de la République n’en a jamais parlé. Il œuvre pour la paix dans le respect des institutions en place.

4- William Sakanga, Journaliste du Réseau des Médias Communautaires de Centrafrique (RMCC)

Question 1 : Dans la région de Vakaga, il y a eu un cas de braquage le dimanche dernier sur le site de Koursi o ù se trouvent les réfugiés soudanais. Un sujet soudanais a été assassiné parce qu’il détenait un flyboxe. Il y a des blessés à l’école préfectorale de Birao. Entre temps le vendredi passé, deux jeunes ont été assassiné parce qu’ils détenaient un âne. Est-ce que votre confrère de la défense va envoyer un contingent à Birao pour protéger les réfugiés soudanais et les populations ?

Réponse 1 : fournie à la question 1 de Guira FM

Question 2 : Dans le second semestre de cette année, il y a eu des séries d’accident. Que nous , au niveau du RMCC collectons des informations. Quelles sont les actions que le Gouvernement a mise en place pour endiguer ce fléau ? Les véhicules des militaires qui tamponnent les gens.

Vous avez discuté avec les groupes armés. Cela a abouti à la signature d’un accord de paix le processus de désarmement. Mais de l’autre côté il n’y a toujours pas de dialogue entre le Gouvernement et le BRDC. Le temps n’est-il pas venu aujourd’hui pour mettre vos divergences de côté et trouver une solution afin d’aboutir à une paix durable en République Centrafricaine ?

Réponse 2 : La sécurité routière est une problématique nationale qui peut toucher n’importe qui, y compris les militaires, les sportifs, ou tout autre citoyen. Nous ne devons pas en faire une affaire de corps spécifique. Le Ministère des Transports mène un travail de fond, notamment auprès des conducteurs de taxi-motos. Il y a même eu récemment une réunion pour envisager leur insertion dans la fonction publique. Des mesures sont prises pour réduire les risques, mais il faut que chaque acteur joue sa part.

Sur les groupes rebelles et le BRDC

Je remarque que certains comparent les groupes rebelles au BRDC. Or, il est important de rappeler que des éléments du BRDC ont coopéré avec les groupes rebelles. Nous ne bloquons aucun dialogue. Ce sont eux qui proposent un dialogue sous l’égide d’un chef d’État étranger, sans même évoquer le Président de la République centrafricain. Quand ils vont plaider leur cause dans des cercles diplomatiques, ils affirment que nous refusons de dialoguer, alors que ce sont eux qui fixent des conditions irréalistes.

Vouloir un dialogue exclusif, sans les autres forces politiques du pays, n’est pas acceptable. Nous avons tous un destin commun. Le dialogue, s’il doit avoir lieu, se tiendra dans le cadre de la Constitution actuelle du 30 octobre 2023. Nul n’est au-dessus du peuple centrafricain.

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