Verbatim de la conférence de presse hebdomadaire – 04 Septembre 2025

Ministre de la Communication et des Médias,
Porte-parole du Gouvernement
M. Maxime BALALOU

Le présent document retranscrit l’intégralité du verbatim de la conférence de presse tenue le 1er septembre 2025 par le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement de la République centrafricaine. Cette rencontre avec les médias s’est déroulée dans un contexte marqué par des enjeux politiques, économiques et sécuritaires majeurs pour le pays. À travers cette allocution, le Ministre a apporté des éclaircissements sur plusieurs sujets d’actualité, et a répondu aux questions des journalistes.  

  • Anicet LAPPEL (Journal Adrénaline Info)

Question 1.
Monsieur le Ministre, ma première question concerne Anicet Georges Dologuélé. Il a été l’un des défenseurs de la Constitution du 30 mars 2016, et aujourd’hui, il renonce à sa nationalité. Ne s’agit-il pas là d’un geste fort, presque une manière de célébrer lui-même la messe de requiem du BRDC ?

Réponse du Ministre

Je vous remercie pour cette question. Vous connaissez déjà la position du Gouvernement sur la question constitutionnelle.

La Constitution de la République s’impose à tout le monde. C’est une règle intangible. On peut toujours revenir à de meilleurs sentiments, et comme on dit, la raison finit toujours par l’emporter.

Si aujourd’hui vous soulevez ce sujet, cela veut dire que nous sommes déjà dans une dynamique de retour à la raison. Ce cas est révélateur : nos compatriotes comprennent de plus en plus qu’il est temps de revenir dans la République. La Septième République est ouverte à tous. Le Président de la République œuvre pour construire une nation unie, prospère, et apaisée. La réconciliation nationale ne doit pas rester un slogan. La solidarité nationale doit se vivre au quotidien.

Vous avez parlé d’un message. En effet, ce geste est porteur de sens. C’est l’acte d’un citoyen qui montre que le respect des textes, de la Constitution, et donc du peuple, est essentiel. Et cela, c’est une bonne chose pour notre démocratie.

 Question 2
Ma deuxième question concerne les propos de Jean-François Akandi depuis Paris, qui qualifie d’ingérence étrangère le soutien apporté par le Tchad à l’accord de paix entre le Gouvernement, l’UPC et les 3R. Quelle est la position du Gouvernement à ce sujet ?

Réponse du Ministre

Hier, certains accusaient le Tchad d’être à l’origine de déstabilisations. Aujourd’hui, le Tchad est un partenaire actif pour la paix. Nous avons avec lui des liens historiques, culturels et géographiques profonds. Des milliers de kilomètres de frontière nous unissent, et des populations des deux côtés parlent les mêmes langues.

Si aujourd’hui le Tchad soutient notre processus de paix, c’est une excellente chose. Aucun compatriote ne devrait voir cela comme une ingérence. Ce type de réaction est dépassé. Ce temps-là est révolu. Nous ne sommes plus dans la colonisation.

Les peuples africains sont debout, éveillés, maîtres de leur destinée. C’est cela, l’Afrique d’aujourd’hui. Et ceux qui considèrent l’action du Tchad comme une ingérence se trompent lourdement. Le Tchad participe à la stabilisation de notre pays, et nous le saluons.

  • Cynthia Chimène Sangbaté (Journal L’Hirondelle)

Question 3
Ma question porte sur le communiqué du parti UNIR, qui conditionne sa participation aux élections à trois points :

  1. La révision de certaines dispositions de la Constitution
  2. Le renforcement de l’ANE
  3. La sécurisation du processus électoral
    Quelle est la position du Gouvernement à ce sujet ?

Réponse du Ministre

Merci pour votre question. S’agissant de la Constitution, le Gouvernement est ferme : elle n’est pas négociable. Le peuple a tranché souverainement. Parler de révision à ce stade, c’est une fuite en avant, le discours des mauvais perdants.

Concernant l’ANE, il est important de noter que nous allons organiser des élections groupées, une première dans notre pays. Oui, c’est un défi technique, mais nous avons le soutien d’experts internationaux pour renforcer l’ANE. Donc à ce niveau, le renforcement est en cours.

Quant à la sécurisation, je vous rassure : le processus sera sécurisé à 100 %. Ces préoccupations font déjà partie de la mission quotidienne du Gouvernement. Il existe un cadre de concertation électoral auquel tous les partis peuvent participer.

Donc, si le parti UNIR considère ces points comme des conditions, je dirais qu’ils sont déjà pris en charge. Le Gouvernement est ouvert, travaille dans la transparence et dans l’intérêt de tous.

  • Alexia GBANDI Journaliste – Radio Ndeke Luka

Question 4
Nous saluons les efforts du Gouvernement pour renforcer les FACA, notamment avec les 644 nouvelles recrues. Toutefois, l’insécurité persiste à Dan-Gbabily, près de Bouzoum, où des éléments 3R continuent d’exercer des violences, dont un cas de mort d’homme hier.
Quelle est la réaction du Gouvernement face à cette situation ? Et ces éléments armés respectent-ils vraiment l’accord de paix ?

Question 5
Deuxième question : de nombreux accidents de circulation mortels ont été enregistrés à Bangui et en province ces derniers jours. Le Gouvernement contrôle-t-il réellement les engins qui circulent ?

Question 6
Dernière question : à quelques jours du Sommet de la CEMAC, quelles sont les dispositions sécuritaires prises pour accueillir les chefs d’État ?

 Réponse du Ministre

Sur la question de l’insécurité à Dan-Gbabili : il faut comprendre qu’aucun pays au monde n’a une sécurité à 100 %. Nous sortons d’une crise de plusieurs décennies, avec une prolifération d’armes.

Il y a encore des groupes armés récalcitrants. Ce sont des égarés. Mais le Gouvernement travaille pour les neutraliser. Des efforts sont en cours, et nous avançons dans la bonne direction.

Concernant les accidents : c’est un phénomène qui touche tous les pays, même les plus développés. L’imprudence des conducteurs est un facteur majeur. Malgré les efforts, des drames surviennent. Le Gouvernement ne ferme pas les yeux. Nous agissons pour renforcer les contrôles.

Enfin, sur le sommet de la CEMAC : Bangui est entièrement sécurisé. Il n’y a aucune inquiétude à avoir. Ce sommet sera une fierté nationale. Nous avons déjà accueilli le caucus avec plus de 500 invités internationaux — tout s’est très bien déroulé. Les dispositifs de sécurité sont en place, la communication sera renforcée. Le sommet sera une réussite.

  • Pascal Isidore BOUTENE, Journal Fair-Play

Question 7
Concernant le Sommet des Chefs d’État de la CEMAC, quels sont les dispositifs prévus pour sensibiliser la population avant, pendant et après l’événement ? Et quelle est la mobilisation des médias ?

Question 8
Ma seconde question porte sur la table ronde de Casablanca, prévue du 14 au 15 septembre. Quelles en sont les attentes ? Et quelles sont les retombées visibles de la table ronde de Bruxelles ?

Réponse du Ministre

Pour le Sommet de la CEMAC, la mobilisation est totale. Un dispositif médiatique est en cours. Des spots sont diffusés en continu. Vous serez bientôt contactés pour une mobilisation accrue des médias.

Pour Casablanca, les objectifs sont clairs : mobiliser des financements pour le développement. Notre peuple a trop souffert. Nous devons aller chercher les ressources pour reconstruire notre pays.

Quant aux retombées de Bruxelles : malgré les crises successives, nous avons stabilisé l’économie grâce à l’ACPCA, un programme intérimaire. Aujourd’hui, la croissance revient, les écoles fonctionnent, les structures de santé sont rouvertes, et l’investissement reprend.

Enfin, pour Casablanca, la presse nationale participera activement. Un dispositif de communication international a été mis en place avec l’appui du Maroc pour garantir une large couverture et une transparence totale. L’objectif est de faire rayonner la République centrafricaine et d’attirer des partenaires autour des efforts de paix et de développement.

 

 

 

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