VERBATIM DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE, du lundi 12 Janvier 2026

Photo officielle du Ministre de la Communication lors de la déclaration
Déclaration liminaire du Ministre de la Communication – Janvier 2026, Bangui.

Points abordés :

  1. Vœux de Nouvel An à la presse
  2. Reprise des activités gouvernementales
  3. Processus électoral et réactions post-électorales
  4. Situation sécuritaire dans le Haut-Mbomou

DÉCLARATION LIMINAIRE DU MINISTRE

Mesdames et Messieurs,
Chers professionnels des médias,

C’est pour moi un réel plaisir de vous retrouver après plus de trois mois d’absence, pour des raisons que vous connaissez. Conformément aux textes en vigueur, j’ai officiellement repris service il y a quelques jours et j’ai tenu à vous rencontrer dans le cadre de cette première séance de l’année de notre entretien hebdomadaire consacré aux grandes questions politiques d’actualité nationale, et parfois internationale.

Je voudrais avant tout vous adresser mes vœux sincères de santé, de bonheur et de prospérité pour l’année 2026, à vous-mêmes ainsi qu’à vos familles.

Je connais les difficultés de votre métier, un métier exigeant, souvent exercé dans des conditions complexes. J’ose espérer que cette année vous apportera davantage de moyens de travail afin que vous continuiez à servir la République avec professionnalisme. Vous êtes, comme je l’ai toujours dit, la conscience collective de notre société. Je formule le vœu que votre mission soit conduite dans l’intégrité, l’impartialité et la recherche permanente de la vérité.

I.                 REPRISE DES ACTIVITÉS GOUVERNEMENTALES

Comme annoncé, j’ai repris les activités la semaine dernière, précisément le mardi, 6 janvier 2026. J’ai effectué des visites de travail à la Radio nationale, à l’ACAP ainsi qu’à la Télévision centrafricaine. Ces échanges ont permis d’évaluer les activités des trois derniers mois et de redéfinir les grandes orientations nécessaires à la relance et à la modernisation des médias publics, qui demeurent un levier essentiel de la communication dans notre pays.

II.              PROCESSUS ÉLECTORAL : BILAN PROVISOIRE

L’Autorité Nationale des Élections (ANE) a procédé, les 5 et 8 janvier 2026, à la publication provisoire des résultats du premier tour des élections présidentielle et législatives, organisées le 28 décembre 2025.

Cette étape majeure traduit l’engagement de l’ANE en faveur de la transparence, de la crédibilité et du respect du calendrier électoral. Ces élections ont été organisées avec l’appui de la communauté internationale, notamment le PNUD, la MINUSCA et les pays amis de la République centrafricaine, dont le Rwanda et la Fédération de Russie.

Les rapports des observateurs nationaux et internationaux confirment le caractère crédible, inclusif et démocratique de ces élections, qui ont permis pour la première fois l’organisation de quatre scrutins simultanés.

Participation

  • Électeurs inscrits : 2 392 946
  • Votants : 1 254 376
  • Taux de participation : 52,42 %
  • Bulletins blancs : 39 386
  • Bulletins nuls : 40 231

Résultats provisoires de la présidentielle

  • TOUADÉRA Faustin Archange : 76,15 %
  • DOLOGUÉLÉ Anicet Georges : 14,66 %
  • DONDRA Henri Marie Jeanneney : 3,19 %
  • YALEMENDÉ Marcelin : 2,13 %
  • DJORIE Serge Ghislain : 1,87 %
  • KPAREKOUTI Eddy Symphorien : 1,04 %
  • REBOAS Aristide Briand : 0,95 %

Résultats provisoires des législatives

  • 50 députés élus du MCU
  • 24 députés issus des indépendants et autres partis
  • 8 femmes élues dès le premier tour
  • 67 candidats retenus pour le second tour
  • 3 circonscriptions concernées par des élections partielles

III.          POSITION DU GOUVERNEMENT SUR LES CONTESTATIONS

Le Gouvernement prend acte des réactions de certains acteurs politiques qui, n’ayant pas accepté leur défaite, tentent de remettre en cause le processus électoral. Le Gouvernement condamne fermement ces manœuvres et réaffirme son soutien total aux institutions en charge des élections.

La population a exprimé sa souveraineté à travers les urnes. Cette volonté populaire ne sera pas remise en cause.

IV.           SITUATION SÉCURITAIRE DANS LE HAUT-MBOMOU

Le Gouvernement suit avec attention la situation sécuritaire dans le Haut-Mbomou. Les perturbations observées sont dues à des éléments isolés et manipulés. Les FACA sont pleinement engagées sur le terrain et poursuivent ces groupes armés afin de rétablir durablement la sécurité.

PHASE DE QUESTIONS – RÉPONSES

 

QUESTION 1

Pascal Isidore Boutene
Directeur de publication – Journal Fair-Play

Monsieur le Ministre, c’est la première fois en République centrafricaine que quatre scrutins sont organisés simultanément. Tous les regards sont désormais tournés vers le Conseil constitutionnel.

Certaines voix estiment que cette institution subira des pressions politiques lors de la validation des résultats prévue le 20 janvier 2026. Que leur répondez-vous ?

RÉPONSE DU MINISTRE

Je remercie le journal Fair-Play pour cette question pertinente et pour avoir reconnu que le défi de l’organisation de quatre scrutins a été relevé.

La procédure de validation des élections est claire et encadrée par la loi. L’ANE organise les élections et centralise les procès-verbaux. Ces mêmes procès-verbaux sont transmis simultanément à l’ANE, au Conseil constitutionnel et au ministère de l’Administration du territoire.

Cela signifie que le Conseil constitutionnel dispose exactement des mêmes données que l’ANE. Il travaille donc en toute indépendance, sur la base des mêmes éléments, pour statuer sur la forme et sur le fond.

Le Gouvernement n’exerce aucune pression et n’a pas besoin d’en exercer. Les élections ont été libres, démocratiques et transparentes. Le Conseil constitutionnel est le juge des élections et nous respectons pleinement son rôle.

 

QUESTION 2

Cynthia Sangbate
Journal Hirondelle

Bonne et heureuse année 2026, Monsieur le Ministre, et félicitations pour votre élection comme député de la deuxième circonscription du 2ᵉ arrondissement.

Le porte-parole du BRDC, Martin Ziguélé, réclame une fois de plus un dialogue avec le Gouvernement, tout en remettant en cause la Constitution de 2023 et annonce la mobilisation citoyenne. Le bras tendu du Président de la République peut-il être à nouveau ouvert au BRDC ?

 

RÉPONSE DU MINISTRE

Je vous remercie pour vos vœux.

Le dialogue n’a jamais été refusé. Ceux qui réclament aujourd’hui le dialogue sont les mêmes qui ont boycotté les élections et rejeté la Constitution de 2023.

Le processus électoral n’est pas encore terminé. Il reste la validation des résultats par le Conseil Constitutionnel, le second tour des élections législatives et les élections partielles dans certaines circonscriptions.

Le moment venu, des réponses appropriées seront apportées par le Président de la République. Mais le dialogue ne peut se faire dans le désordre, ni dans la remise en cause permanente des institutions de la République. La priorité demeure la stabilité, la paix et le respect de la volonté du peuple centrafricain.

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